C’était hier, c’était il y a longtemps… Ma nuit d’adultère avec un poivrot américain
C’était hier, c’était il y a longtemps… Dans la nuit du 22 au 23 septembre 1978 pour être précis. Mon mari ronflait comme un sonneur dans la chambre. J’ai murmuré à son oreille avant de sortir : « Chéri, insomnie ce soir, je vais marcher un peu, boire un verre au bistrot du coin. » Il a marmonné un « OK, reviens pas trop tard », sans ouvrir les yeux. Parfait. J’ai retiré mon alliance, l’ai glissée dans mon sac. Cœur battant. Le risque, déjà là, qui me fait mouiller.
Deux heures du mat’. Je suis à la fenêtre de l’appart’, en nuisette légère sous mon manteau. Froid sur la peau. Des cris en bas. Bagarre de poivrots. Trois étages plus bas, deux clodos tabassent un type en costard déchiré. L’un sort un couteau. Merde. Je hurle : « C’est fini ou j’appelle les flics ! » Les deux détalent. Le pochtron lève la tête, accent yankee : « Merci beau-coup ! »
L’alibi et la bagarre dans la nuit
« Don’t move ! » je crie. Je descends les escaliers en courant, pieds nus dans mes mules. Il titube, grand, baraqué, odeur de whisky et de sueur rance qui monte déjà à la tête. « Come inside, tu vas pas rester là », je dis en l’attrapant par le bras. Dur comme fer. Il suit, sans un mot. Dans l’appart, je ferme la porte à double tour. Peur que mon mari se réveille. Mais non, il dort.
Je lui fais signe de s’asseoir sur le canapé. Il pue, ouais, mais ça m’excite. Corps étranger, brut. Je sors la bouteille de scotch du mari. « Bois », je dis. On vide des verres. Ses yeux bouffis me fixent. « You’re hot, Frenchy », grogne-t-il. Je ris nerveuse. « Tais-toi et embrasse-moi. » Ses lèvres rêches, goût de tabac froid et alcool. Barbe qui gratte. Mains énormes sur mes seins. J’hésite… et j’arrache ma nuisette.
« Fuck, you’re wild », murmure-t-il en me plaquant sur le canapé. Odeur de son corps : sueur, pisse séchée, whisky. Dégoûtant, addictif. Il me bouffe les nichons, aspire fort, marque la peau. Je gémis : « Plus fort, salaud, fais-moi mal. » Il descend, langue râpeuse sur mon clito. Mouillé partout. Bruits de succion obscènes. « T’aimes ça, pute française ? » « Oui, baise-moi comme une chienne. » Il se redresse, sort sa queue. Épaisse, veinée, puante. Je la prends en bouche, gorge profonde. Sel, amertume. Il me chope les cheveux : « Suce, salope, avale tout. »
Le retour à la réalité et le choc final
Il me retourne, cul en l’air. Frappe mes fesses, rougeur immédiate. « T’es à moi ce soir. » Pénètre d’un coup, brutal. Déchirure divine. Couilles qui claquent sur ma chatte. Odeur de sexe cru, sueur qui dégouline. « Plus vite, défonce-moi ! » je halète. Il grogne comme un animal, rythme de marteau-piqueur. Sensations : plénitude, brûlure, jus qui gicle. Orgasme qui monte, incontrôlable. Je jouis en criant, étouffé dans un coussin pour pas réveiller le mari.
Il continue, impitoyable. Me retourne, jambes sur ses épaules. Regard dans le sien : yeux fous, alcoolisés. « Prends ma crème, enculée. » Il explose dedans, chaud, épais. Flot qui déborde. On reste là, pantelants. Odeur de foutre et sueur partout. Il se rhabille, titube vers la porte. « Thanks, babe. » Parti sans un mot de plus.
Je nettoie vite fait. Douche brûlante pour effacer les traces. Remets l’alliance. Regarde l’heure : 4h. Mari toujours KO. Je me recouche, corps endolori, chatte qui palpite. Souvenirs qui tournent : sa queue, ses grognements, le risque fou. Demain, il pensera que j’ai bien dormi.
Matin. Café avalé, je descends acheter le journal. Et là, une : « SCANDALE CHEZ PIVOT ! » Sa tronche cabossée, en train de picoler sur Apostrophes. Bukowski. Le vrai. J’en chiale de rire et d’excitation. Mon adultère secret : une légende. Personne ne saura. Jamais. Mais moi, je creuse la dalle pour plus de nuits comme ça.