Ma double vie secrète : l’amour est une catastrophe magnifique

J’ai dit à Patrick que je passais la nuit chez Emma, à Paris. Une baby-sitter pour le petit, et hop, train de nuit. Mon cœur battait la chamade. J’ai retiré mon alliance dans le taxi, l’ai glissée dans mon sac. Froid métal contre ma peau. Peur qu’il appelle Emma. Qu’il sente le mensonge.

Sonnette. Louis-Olivier ouvre, brosse à dents en bouche, odeur de dentifrice mentholé mêlée à pizza rance. Appart de merde, garçonnière parisienne : moulures sales, canapé-lit déplié, vaisselle dans l’évier. Il crache, se rince, mal à l’aise. ‘Salut, rentre, fais pas gaffe au bordel.’ Je souris en coin, enlève manteau, bonnet, écharpe. Ma robe laine moulante remonte un peu, dentelle noire des bas dépasse. Il mate pas direct.

Le mensonge à mon mari et l’arrivée chez Louis-Olivier

On boit du champagne tiède, bulles acides sur la langue. ‘À nos retrouvailles, dix ans !’ Dix ans que je pense à lui en baisant Patrick. ‘Je suis mariée maintenant.’ Il sait. ‘Qu’est-ce tu fous là ?’ J’hésite. ‘Envie de toi. Obsessionnelle.’ Il remplit les flûtes, lumière tamisée, musique suave. Je pose ma tête sur ses genoux. Sa main tremble dans mes cheveux. Odeur de sa peau, sueur légère, tabac froid.

Je me redresse, l’embrasse. ‘Ça fait dix ans que je rêve de ta queue.’ Il mord mon cou, lobe d’oreille. Gémissement m’échappe, rauque. ‘Arrête si tu veux pas être salop.’ Mais je grimpe sur lui, robe jusqu’à la taille. Bas noirs, jarretelles, shorty dentelle. Il caresse la peau nue entre cuisse et culotte. ‘Putain, t’es belle.’ J’ai eu un bébé, seins un peu plus lourds. Il enlève tout, push-up noir tombe.

Il file à la cuisine, nerveux. ‘Pizza ou indien ?’ Je reste en lingerie, agacée. Il revient avec curry puant épices. On mange par terre, restes gras sur doigts. Après, tête sur ses genoux encore. ‘Envie de te caresser le ventre.’ Ses doigts glissent sous robe, sur shorty. Mouille déjà. ‘Abricot juteux.’ Il écarte cuisses, renifle. ‘T’es trempée.’ Langue sur chatte épilée, goût salé sucré. Je gémis. ‘Vas-y pas, je jouis direct !’ Il suce clito, doigts dedans. Odeur musquée remplit la pièce.

La baise sauvage, le triolisme et le retour à la réalité

‘Baise-moi.’ Il bande dur, veine gonflée. Pénètre lent, chaud, épais. Différent de Patrick, plus raide. ‘Putain, t’es large et humide.’ Va-et-vient, table balayée, assiettes volent. Cris, claquements chairs. On jouit ensemble, spasmes, semence chaude dedans. On s’endort, sueur collante.

Téléphone sonne. Patrick. ‘T’es où ?’ ‘Chez Emma, chéri.’ Voix tremblante. Il doute. Je raccroche, douche brûlante, savon efface odeurs. Louis-Olivier fume, cendre par terre. Antoine frappe. Meilleur pote de Louis. ‘Quoi, en flagrant ?’ Tension. ‘On baisait.’ Défi. Je m’agenouille, suce Antoine, gorge profonde. ‘Salope !’ Louis derrière, jaloux. Je grimpe sur Louis, ‘Fais la diff entre baise et amour.’ Antoine pénètre cul, double pénétration. Douleur-plaisir, cris bestiaux. Odeur sperme, sueur, cul. Jouissance explosive, corps secoués.

Antoine part, dégoûté. ‘Pute.’ Louis : ‘Pourquoi ?’ ‘Pour qu’on soit libres.’ Je l’aime. Il m’aime. Mais réveil : avion raté. Patrick furax, 48 appels. ‘On accélère.’ Pourtant, je pars. Taxi, alliance remise, main tremblante. Chez moi, bisous au petit, câlin à Patrick. Sourire modèle. Dedans, chatte endolorie, goût de deux queues. Risque fou, mensonge tiendra ? Adrénaline pure. Je recommencerai.

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