La voisine et son secret inavouable

Je m’appelle Marc, j’ai quarante-deux ans et je mène depuis trois ans une double vie dont personne, pas même ma femme, ne soupçonne l’existence. Le jour, je suis un comptable terne dans un cabinet du Vieux-Québec. Le soir, quand Sophie part à ses cours de yoga ou chez sa sœur, je deviens l’amant discret de la femme qui habite juste en face de chez nous.

💸Deviens modèle webcamPlus de 50 % des revenus · Paiements quotidiens · 60 M de visites/jourJe me lance →

Elle s’appelle Élise. Trente-huit ans, divorcée, professeure de littérature au cégep. Cheveux châtains mi-longs, regard vert qui semble toujours cacher quelque chose. Nous nous sommes parlé pour la première fois un soir d’orage, alors que je rentrais du bureau trempé et qu’elle cherchait ses clés sous le porche. Un sourire, une blague sur la pluie québécoise, et tout a basculé sans que je m’en rende compte.

Ce qui a commencé par des cafés volés quand Sophie était absente est rapidement devenu beaucoup plus. Élise a une particularité que je n’avais jamais rencontrée : elle adore filmer nos rencontres. Pas pour les diffuser, non. Elle les garde pour elle, comme un journal intime visuel. Elle dit que regarder nos ébats plus tard l’excite encore plus que l’acte lui-même. Au début, ça m’a gêné. Puis j’ai compris que cette petite perversion était exactement ce qui manquait à ma vie trop rangée.

Ce mardi-là, Sophie était partie pour un colloque à Trois-Rivières. Elle ne rentrerait que le lendemain soir. J’avais prévenu Élise par texto. À vingt heures précises, je traversai la rue comme un voleur, la capuche de mon hoodie remontée malgré l’absence de pluie. Elle m’attendait, porte entrouverte. Elle portait une robe de chambre en soie noire qui glissait déjà sur ses épaules.

— Entre vite, murmura-t-elle avec ce sourire en coin que j’adorais.

À peine la porte refermée, elle me plaqua contre le mur du vestibule. Ses lèvres avaient le goût du vin rouge qu’elle venait de boire. Ses mains descendirent directement sur ma ceinture. Je sentis aussitôt mon sexe durcir sous ses doigts experts.

— J’ai préparé quelque chose de spécial ce soir, souffla-t-elle entre deux baisers.

Elle me prit par la main et m’entraîna vers le salon. Sur la table basse, son téléphone était posé sur un petit trépied, l’objectif dirigé vers le grand canapé de cuir beige. Les lumières étaient tamisées, juste assez pour que l’image soit belle sans être trop crue. Élise avait toujours un sens esthétique même dans ses délires les plus coquins.

Elle me fit asseoir, puis recula de deux pas. Lentement, elle dénoua la ceinture de sa robe de chambre. Le tissu glissa sur sa peau avec un bruissement soyeux. Elle était nue en dessous, à l’exception d’un string en dentelle rouge très fin et de bas noirs maintenus par un porte-jarretelles. Mon cœur s’accéléra. Chaque fois que je la voyais ainsi, j’avais l’impression de découvrir un trésor interdit.

Élise s’approcha de son téléphone, appuya sur « enregistrer », puis revint vers moi. Elle s’agenouilla entre mes jambes, ouvrit ma braguette avec une lenteur calculée. Quand elle libéra mon membre déjà tendu, elle le contempla un instant comme si elle le voyait pour la première fois.

— Regarde bien la caméra, Marc. Je veux que tu te souviennes de ton visage quand je te prends dans ma bouche.

Ses lèvres chaudes m’enveloppèrent. La sensation était divine. Elle prenait son temps, alternant les caresses de langue et les succions profondes. De temps en temps, elle levait les yeux vers moi, puis vers l’objectif, comme une actrice consciente de son public. Je passai mes doigts dans ses cheveux, résistant à l’envie de jouir trop vite.

Au bout de quelques minutes, elle se releva, retira son string d’un geste fluide et s’installa à califourchon sur moi. Elle était déjà trempée. Je glissai en elle sans effort. Un gémissement rauque lui échappa. Elle commença à bouger lentement, cambrant le dos pour que la caméra capture parfaitement la courbe de ses seins et le mouvement de ses hanches.

— Dis-moi ce que tu ressens, murmura-t-elle sans cesser de me chevaucher.

— Tu es tellement chaude… tellement mouillée… J’ai l’impression de te baiser depuis des heures alors que ça fait à peine cinq minutes.

Elle sourit, accéléra le rythme. Ses mains s’appuyaient sur mes épaules. Je pris ses seins dans mes paumes, pinçai doucement ses tétons. Elle adorait ça. Ses gémissements devinrent plus forts, plus saccadés. Je sentais son plaisir monter. Soudain, elle se raidit, un long frisson la parcourut et elle jouit en criant mon nom, ses muscles intimes se contractant autour de moi.

Mais Élise n’était pas du genre à s’arrêter là. Elle se retira, s’agenouilla de nouveau et reprit mon sexe dans sa bouche, goûtant son propre plaisir sur ma peau. Puis elle se retourna, s’appuya sur le dossier du canapé, cambrée, offrant sa croupe à la caméra et à moi.

— Prends-moi comme ça. Fort.

Je me levai, me plaçai derrière elle et la pénétrai d’un coup profond. Mes mains agrippèrent ses hanches. Chaque coup de reins faisait claquer nos corps. Le bruit de nos peaux qui se rencontraient emplissait la pièce, mêlé à nos respirations haletantes. Je voyais son visage de profil, les yeux mi-clos, la bouche entrouverte. Elle était magnifique.

Je sentais l’orgasme approcher. Je ralentis, voulant faire durer le plaisir. Élise devina mon intention.

— Ne te retiens pas. Jouis en moi. Je veux tout sentir.

Ces mots achevèrent de me faire basculer. Je donnai encore quelques coups puissants et explosai en elle avec un grognement animal. Elle jouit une seconde fois, plus doucement, comme un écho du premier orgasme.

Nous restâmes un moment ainsi, essoufflés, collés l’un à l’autre. Puis elle se retourna, m’embrassa tendrement et arrêta l’enregistrement. Elle prit le téléphone, regarda rapidement les premières images et sourit d’un air satisfait.

— Celle-là va être excellente, dit-elle en se blottissant contre moi.

Plus tard, alors que nous partagions une bouteille de vin dans son lit, elle me confia quelque chose qu’elle n’avait jamais dit auparavant. Depuis son divorce, elle collectionnait ces vidéos. Pas par vice, disait-elle, mais parce qu’elles lui rappelaient qu’elle était vivante, désirée, libre. Elle en avait plus de trente. Certaines avec d’autres hommes, d’autres avec des femmes. Elle ne les montrait jamais à personne, sauf à moi, parfois, quand nous regardions ensemble pour nous exciter avant de recommencer.

J’écoutais en silence, à la fois fasciné et un peu jaloux. C’est à ce moment que je compris vraiment la nature de notre relation. Nous n’étions pas simplement des amants. Nous étions les gardiens des secrets de l’autre. Elle gardait les miens en images. Je gardais les siens dans ma mémoire et dans mon silence.

Quand je rentrai chez moi à deux heures du matin, Sophie dormait profondément à l’hôtel de Trois-Rivières. Je pris une douche, effaçant les traces du parfum d’Élise sur ma peau. Dans le miroir, j’avais l’air du même comptable ennuyeux que d’habitude. Personne n’aurait pu deviner que quelques heures plus tôt, j’avais baisé ma voisine devant une caméra pendant qu’elle criait mon nom.

Je me couchai avec le sourire. Demain, Sophie rentrerait. Je l’embrasserais, lui demanderais comment s’était passé son colloque. Et quand elle irait se coucher tôt, fatiguée du voyage, je regarderais probablement par la fenêtre. De l’autre côté de la rue, Élise serait peut-être en train de visionner notre dernière vidéo, une main entre les cuisses.

Et moi, je continuerais à vivre cette double vie qui me rendait, enfin, complètement vivant.

Similar Posts

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *